COMMUNAUTÉ. Pour bien répondre à la demande, Partance requiert un financement de 350 000 $ par année pour couvrir sa mission globale auprès des 180 femmes qui utilisent ses services chaque année. L’organisme peine à avoir ce financement.
Étant passés de 40 dans les années 2000 à 15 aujourd’hui, les groupes femmes employabilité (GFE) dont, Partance, sont exclus du financement à la mission, malgré l’augmentation globale des budgets en emploi et en action communautaire.
«Ce décalage entre les engagements publics et les choix budgétaires fragilise un maillon essentiel du filet social et compromet la lutte contre la pauvreté des femmes», estime Mme Jean.
«Outre nos services d’accompagnement en employabilité, nous constatons que plusieurs femmes ne peuvent pas bénéficier de nos services tels qu’ils sont financés actuellement. Nos interventions nécessitent une approche globale, alliant le psychosocial et le socioprofessionnel. Que ce soit pour évaluer leur parcours de vie, retrouver leur confiance, reconnaître leurs compétences ou reprendre le contrôle de leur parcours professionnel, les femmes ont besoin d’un accompagnement adapté à leurs besoins. C’est une étape cruciale, souvent sous-estimée, qui mérite d’être reconnue dans le cadre de notre soutien», explique Annie Jean.