FINANCES PUBLIQUES
Sur «l’inefficacité» de l’État (Le Devoir)
Ces dernières années, on a vu un gouvernement gratter ses sous dans le filet social pour ensuite balancer des sommes faramineuses dans les Northvolt ou SAAQclic. Mais soyons honnêtes, cette logique du «peut-on se permettre des services publics?», nous y sommes à pieds joints à peu près sans répit depuis Lucien Bouchard. J’ose avancer que si ça fonctionnait, on le saurait. On pourrait plutôt proposer de faire de l’élimination de la pauvreté un grand projet de société rassembleur.
Le Québec a aussi besoin d’un plan social (La Presse)
La prospérité économique et la résolution des enjeux sociaux ne sont pas en opposition. Une société plus prospère repose aussi sur des personnes qui peuvent se loger convenablement, se nourrir adéquatement, prendre soin de leur santé et participer pleinement à la vie collective. Les organismes communautaires font leur part. Il est maintenant temps que les candidat-es présentent non seulement un plan économique, mais aussi un véritable plan social à la hauteur des réalités que vivent chaque jour des milliers de personnes et de familles.
Finances publiques - Attaquons-nous aux échappatoires fiscales avant de couper (La Presse)
Chaque débat sur les finances publiques ramène la même rengaine : choisir entre augmenter les impôts de la population ou réduire les dépenses (et les services) de l’État. La lutte contre l’évasion fiscale, contre l’évitement fiscal abusif, contre la planification fiscale agressive et contre les paradis fiscaux, elle, est trop souvent passée sous silence. Pourtant, avant de réduire les services et l’expertise gouvernementale, ne serait-il pas opportun de s’assurer que les grandes entreprises et les grandes fortunes paient leur juste part?
PAUVRETÉ
Rapport de l’UMQ - Le coût de l’itinérance explose au Québec (La Presse)
Selon un rapport commandé par l’UMQ, la facture des services donnés à une personne itinérante s’élève désormais à 95 284$ en moyenne par année, contre 5900 $ dans la population générale. En 2023, la même analyse estimait cette facture à 72 521$. En offrant un toit aux sans-abri, nous pourrions épargner près d’un milliard $ en quatre ans.
Des propositions pour étirer l’argent de la lutte contre l’itinérance des femmes (Le Devoir)
Une alliance d’organismes en itinérance et hébergement pour femmes suggère aux partis politiques une manière efficace d’étirer tous les dollars investis pour mettre fin à la crise de l’itinérance. L’idée est de cesser le financement par projet et de plutôt leur octroyer des sommes de façon stable et prévisible sur plusieurs années, ce qui leur permettrait de rentabiliser ce qui a été mis en place pour sortir les femmes de la rue.
Les aînés, « on les réduit à la pauvreté » (Radio-Canada)
Le revenu disponible d’une personne âgée de 65 ans n’ayant accès à aucune autre prestation que la pension de la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti n'est que de 25 868$ en 2026. La hausse du coût de la vie les force à prendre des décisions déchirantes pour subvenir à leurs besoins essentiels.
Des promesses pour tout le monde, sauf pour les plus pauvres? (Collectif pour un Québec sans pauvreté)
La lutte contre la pauvreté demeure étonnamment absente du débat politique. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté interpelle les partis dans une lettre ouverte afin qu’ils se positionnent clairement sur cet enjeu qui touche des centaines de milliers de personnes au Québec.
TRAVAIL
Le communautaire à boutte maintient la pression à l’approche des élections (Le communautaire à boutte)
Le 15 septembre, plus de 6 000 travailleuses et travailleurs du milieu communautaire se rassemblaient à Trois-Rivières pour réclamer de réels engagements politiques ainsi que l’ouverture du gouvernement à rencontrer le milieu communautaire afin de négocier des ententes qui permettront de donner du souffle aux organismes partout au Québec.
Un « immigrant » coûte-t-il vraiment quelque chose à la société québécoise? (La Presse)
Dans les cas d'un enfant né ici et d'une personne nouvellement arrivée, la société investit avant de recevoir une contribution. Apprendre le français, étudier, trouver un emploi et se loger demandent du temps et de l’accompagnement. Ces dépenses accompagnent une transition. Elles ne permettent pas d’établir le coût d’un «immigrant» pendant toute sa vie au Québec.
Pour un marché du travail plus résilient, plus inclusif et plus prospère (Le Nouvelliste)
Mélanie Charron, conseillère en développement socioprofessionnel au centre Le PONT, déplore qu'il soit de plus en plus difficile d’accéder aux services des centres-conseils en emploi en raison de critères d’admissibilité devenus trop restrictifs. Elle interpelle les candidat-es concernant les trois priorités que porte AXTRA, l’alliance des centres-conseils en emploi.
Environnement et campagne électorale : ce qui manque à l’espoir (Radio-Canada)
Cette campagne électorale ne sera pas celle de l’environnement. Encore une fois, l’économie a pris le haut du pavé. "J'aimerais ça que nos élus aient un leadership sur le plan du développement d’entreprises intelligentes qui répondent aux problèmes environnementaux" en faisant une plus grande place au local et à l'économie circulaire. "Je pense qu'il y a vraiment de quoi faire travailler les gens, pour que nos citoyens aient des emplois d'avenir."
Le Canada ne peut pas réaliser ses ambitions économiques sans les femmes (Le Devoir)
Au cours des cinq prochaines années, le gouvernement fédéral veut mobiliser 1000 milliards $ d’investissements dans les infrastructures, la défense, l’énergie, les minéraux critiques, les technologies et les autres secteurs qui détermineront notre compétitivité pour les décennies à venir. Or, les femmes demeurent nettement sous-représentées dans plusieurs des secteurs sur lesquels le Canada mise pour assurer sa croissance, de même que dans les institutions qui déterminent où va le capital.
Des travailleurs accidentés « brisés » par la CNESST (Radio-Canada)
Ils étaient camionneur ou manœuvre en démolition et ils ont vu leur vie basculer après un accident de travail. La CNESST les a pris en charge et leur a fait suivre une formation d’opérateur de machinerie lourde qui devait leur rouvrir les portes du marché du travail. Mais celle-ci n’est pas reconnue par l'industrie de la construction et ils se sont retrouvés sans emploi. Pour Me Marc Bellemare, la CCQ "chercherait à limiter au minimum ce qu’on appelle les indemnités de remplacement du revenu réduites, qui sont versées aux bénéficiaires jusqu'à leur retraite".
VIOLENCE
Le consensus nous a-t-il rendus trop mous face aux féminicides? (La Presse)
La lutte contre la violence faite aux femmes étant un rare enjeu faisant l’unanimité, il est temps de bousculer les façons de faire et de prendre des décisions difficiles plutôt que de se contenter de lents progrès.
QS propose un service de signalement des cyberviolences (Radio-Canada)
QS et le PQ ont tous deux fait de la lutte contre la violence faite aux femmes le thème de leur annonce du jour.
SANTÉ
Accouchements non assistés (Le Devoir)
Au Québec, des femmes décident d'accoucher sans médecin ni sage-femme. Parfois faute d’accès aux services ou après de mauvaises expériences à l'hôpital, parfois par désir d’autonomie. Difficile à mesurer, le phénomène semble gagner du terrain.
RESSOURCES
Une nouvelle formule pour le débat citoyen du 19 septembre organisé par le RAFIQ (RAFIQ)
Le RAFIQ avait invité plusieurs partis politiques à participer à un débat citoyen, mais un seul candidat a confirmé sa participation. Plutôt que d’annuler l’événement, le RAFIQ propose une activité d’éducation populaire autour des élections provinciales et des enjeux qui touchent les femmes immigrantes et racisées.
S’informer pour mieux faire entendre ses priorités! (CIAFT)
À l’approche des élections provinciales, plusieurs ressources permettent de mieux comprendre les enjeux, les propositions des partis et les réalités qui touchent les femmes. Voici quelques outils pour nourrir votre réflexion.
La vérif’ des droits humains (Ligue des droits et libertés)
La LDL soumet certains des propos et débats ayant cours à un examen à la lumière des droits et libertés. Les déclarations et promesses porteuses de désinformation ou de menaces à l’exercice des droits sont scrutées à l’aune des obligations du Québec en vertu du droit international, des Chartes ou de la jurisprudence. Chaque «vérif’» conclut sur ce que le gouvernement du Québec devrait faire pour aller vers un meilleur respect, protection et mise en œuvre des droits humains.