Conciliation famille-emploi-études

La conciliation famille-travail-études fait référence à un nœud formé de responsabilités incontournables et souvent très difficiles à harmoniser : la vie personnelle, la famille immédiate et la famille élargie, le travail rémunéré, à temps plein, à temps partiel et atypique, le travail invisible et le temps de formation ou d’études.

Malgré les grandes transformations des rôles des femmes et des hommes à l’intérieur des familles et dans le marché du travail depuis vingt-cinq ans, les femmes portent encore aujourd’hui un fardeau plus lourd vis-à-vis de la conciliation famille-travail-études. Ainsi, moins de 10% des congés parentaux sont pris par des pères, les femmes sont beaucoup plus nombreuses à diminuer leurs heures de travail pour des raisons familiales et peu d’hommes se prévalent des mesures offertes dans des entreprises pour faciliter les responsabilités familiales et le travail.

Le CIAFT est préoccupé que certaines politiques et mesures n’intègrent pas une analyse différenciée selon les sexes des problèmes de conciliation famille-travail-études. Dans cette optique, le CIAFT a élaboré une plate-forme sur la conciliation famille-travail-études qui aborde les thèmes suivant : le régime québécois d’assurance parentale, les services de garde, la conciliation et la Loi sur les normes du travail, les familles à faible revenu, les mesures offertes en entreprise, les étudiant(e)s et la conciliation famille-études, les aidant(e)s naturelles et la conciliation, ainsi que les tendances lourdes de la conciliation.

Personne ne doit choisir entre la famille et le travail! Un regard féministe sur la conciliation famille-emploi-études, plateforme du CIAFT, 2006.

Mieux comprendre pour mieux agir en conciliation famille-emploi-études: Guide de réflexion et d’animation du CIAFT, 2006. Première partie et deuxième partie

Travailleuses : Vos droits en conciliation famille-emploi, 2006

Des mesures de conciliation  famille-emploi : un choix gagnant pour les entreprises

Services de garde

C’est lors du sommet de l’économie et de l’emploi de 1996 que le gouvernement du Québec annonce une réforme de la politique familiale, suite à une proposition d’entreprises d’économie sociale et du regroupement des garderies sans but lucratif. C’est ainsi qu’a été créé le réseau public de services de garde. Moyennant une contribution réduite de 5 $ par jour, puis de 7 $ par jour depuis janvier 2004, les familles québécoises ont accès à des services de garde structurés se voulant un moyen d’améliorer la réussite scolaire et d’accélérer le dépistage de troubles liés à l’apprentissage. En 2009, le réseau des services de garde au Québec comprend environ 200 000 places réparties entre près de 1 000 centres de la petite enfance (CPE); plus de 500 garderies subventionnées et plus de 14 700 responsables d’un service de garde en milieu familial (selon le site internet du Ministère de la Famille et des Aînés : http://www.mfa.gouv.qc.ca .

Le plus grand reproche fait au réseau est qu’il est victime de son propre succès. La demande de places ne cesse d’augmenter, mais malgré une hausse des places disponibles, plusieurs parents ne réussissent pas à obtenir une place pour leur enfant.

Des modifications ont touché la réorganisation de la gestion et la supervision des garderies en milieu familial. Ces petites garderies de six enfants en milieu familial comportent des avantages pour les jeunes enfants, mais ils impliquent également des besoins spécifiques à combler en termes d’encadrement et de soutien des éducatrices.

Le réseau québécois de services de garde est complexe et comporte plusieurs enjeux importants pour les femmes, les enfants, les familles et les éducatrices. Les principes qui doivent soustendre toute modification apportée au système doivent comprendre une plus grande accessibilité pour les familles, la qualité du programme éducatif et des normes de sécurité, l’amélioration des conditions de travail des éducatrices, l’augmentation du nombre de places disponibles et l’accessibilité pour les personnes à faible revenu. Il y a par ailleurs une question épineuse à considérer quant à la possibilité d’offrir des places en garderie aux parents ayant un horaire de travail atypique.

Congés parentaux

Le 1er janvier 2006, est entré en vigueur le Régime québécois d’assurance parentale. Ce régime, attendu avec impatience par les parents québécois depuis l’adoption de la Loi sur l’assurance parentale en mai 2001, a enfin pu se concrétiser suite à l’entente entre les deux paliers de gouvernement signée le 1er mars 2005. Ce nouveau régime couvre plus de travailleuses et de travailleurs que l’ancien régime d’assurance-emploi fédéral. Il offre des prestations calculées à 70% du salaire brut moyen pour les premières 30 semaines et à 55% pour les dernières 25 semaines pour un total de 55 semaines de congé et aucun délai de carence. Les travailleurs et travailleuses autonomes sont admissibles au régime, car ils/elles ont la possibilité d’y cotiser. Le revenu minimum assurable est de 2 000 $, et le maximum est de 57 500 $.

Mieux comprendre pour mieux agir en conciliation famille-emploi-études: Guide de réflexion et d’animation du CIAFT, 2006. Première partie et deuxième partie.

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