Pour des femmes de métiers dans le secteur minier

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Dans le contexte du développement nordique, le CIAFT a mené un projet entre 2014 et 2017 visant à mobiliser les institutions, employeurs, organismes sectoriels, associations professionnelles, centres de formation et collectivités locales, notamment autochtones, afin de les engager à des efforts sectoriels afin d’encourager une présence accrue de femmes dans les métiers et postes de production. L’objectif était de doter le secteur minier et les régions de l’Abitibi-Témiscamingue et de la Jamésie Eeyou istchee d’un plan d’action pour favoriser l’augmentation des femmes dans les métiers traditionnellement masculins du secteur minier.

Ce plan d’action a émergé des concertations locales et nationale qui ont favorisé l’émergence et le renforcement d’initiatives durables au sein de l’industrie. Ensemble, les acteurs de l’industrie ont identifié leurs priorités d’action et partagé leurs approches novatrices créant ainsi des occasions prometteuses pour les femmes de métiers qui souhaitent intégrer le secteur minier au cours des prochaines années.

Contexte

La proportion de femmes dans le secteur minier, au Québec comme au Canada, se situe autour de 17%. La présence de travailleuses est bien moindre des métiers et postes de production (moins de 4%) « sur le terrain » tels que les mineuses d’extraction ou manoeuvres des mines.

Plusieurs ont fait remarquer que le développement du Nord québécois et de l’industrie minière plus particulière n’a pas fait l’objet d’une analyse différenciée selon les sexes. Or, les métiers qui seront les plus en demande au cours des 10 prochaines années dans l’industrie minière au Québec sont tous majoritairement masculins; entre 0% et 16% de femmes les occupent selon le CSMO Mines et l’IMT. Sans aucune mesure spécifique, rien ne nous assure que, d’une part, les femmes pourront profiter du potentiel des projets nordiques créateurs d’emplois, notamment dans le secteur minier et de la construction. D’autre part, les minières ne réussiront pas à attirer les travailleuses talentueuses des régions-ressources pour pourvoir les postes rendus disponibles à la suite des nombreux départs à la retraite attendus et des besoins de main-d’œuvre croissants annoncés par les nouveaux projets d’exploitation minière. En fait, le faible de bassin de travailleuses qualifiées dans l’industrie s’explique, entre autres, par les choix professionnels des femmes qui sont aujourd’hui encore peu nombreuses à se diriger vers les programmes de formations professionnelles menant au secteur minier.

Le CIAFT a ainsi coordonné un partenariat avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie minière (CSMO mines), l’Association minière du Québec (AMQ), l’Institut national de mines du Québec (INMQ), le Comité condition féminine Baie-James (CCFBJ) ainsi que des minières qui se sont engagées à poser des actions concrètes : Mine Casa Berardi (Hecla Québec), Mine Westwood (Iamgold), Mine Raglan (Glencore), Mine Canadian Malartic (Agnico Eagle/Yamana Gold) ainsi que la Fonderie Horne (Glencore).

Il a produit un portrait des femmes de métiers dans le secteur minier doté d’un plan d’action sectoriel pour l’industrie qui fut présenté aux Congrès Xplor et Québec Mines 2015.
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Femmes de métiers dans le secteur minier. Un portrait, les principaux défis et des pistes d’action pour l’industrie québécoise

 

 

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L’année suivante, il lançait un Guide des bonnes pratiques de l’industrie minière pour favoriser l’intégration des travailleuses, hébergé par le site du CSMO-Mines. On le trouve également sous format papier

 

Pérennité du projet

La concertation des partenaires se poursuivra grâce à l’Association minière du Québec (AMQ) qui, dans son plan stratégique 2016-2020, s’est également engagée à travailler à la promotion des métiers et carrières d’avenir dans le secteur minier afin qu’augmente le bassin de travailleuses.

 

Projet soutenu financièrement par

 

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